G…comme Gaura

G…comme Gaura

Penchons nous sur la gaura ,  cette plante gracieuse difficile à photographier tant elle danse dans l’air de l’été…

Première rencontre : découverte ardéchoise

La première fois que j’ai remarqué cette plante aux tiges souples dont les fleurs ressemblent à un nuage de papillons , c’était il y a quelques années au bord d’une piscine , en Ardèche. A cette époque assez lointaine les gauras n’avaient pas la popularité qu’on leur connaît aujourd’hui. Elles n’étaient pas encore devenues les incontournables éléments des jardins et des espaces publics en ville, en bord de mer , au bord des routes … Je me suis dit que si ces épis de petites fleurs légères voletantes résistaient bien à la chaleur des étés ardéchois, ils se plairaient aussi dans mon été continental bourguignon. Aussi, au mois d’avril suivant , j’ai acheté 2 petits godets de Gaura lindheimeri, lors de la foire aux plantes rares de la Ferté.  De cette foire, qui  est ma favorite , je reviens souvent avec des plantes pas rares du tout comme mes deux petites gauras blanches, qui , je ne le savais pas encore, étaient promises à un bel avenir dans mon jardin.

Mon expérience : mon jardin « eldorado » des gauras

J’ai donc planté mes deux plants de vivaces dans une plate bande en plein soleil et les gauras se sont bien développés dans la terre sableuse très drainante de mon jardin. Elles ont fleuri tout l’été jusqu’aux gelées, apportant vie et légèreté dans le massif, même aux périodes estivales où le soleil plombait ses voisines.

A ce stade, la première partie du test était réussi. Restait évidemment  l’autre défi : le passage de l’hiver. Je ne compte plus le nombre de plantes supposées rustiques qui n’ont pas supporté l’hiver qui peut être rude ici! Donc, en novembre, j’ai rabattu un peu les touffes ( pas trop pour que le gel ne pénètre pas jusqu’au coeur du pied ) et ai attendu le printemps. Là, j’ai coupé les tiges de manière drastique cette fois ci et elles sont reparties. Pas de doute, mes gauras blanches sont donc bien rustiques. Je n’ai pas testé les variétés roses qui , dit-on, sont plus frileuses.

Elles sont également très prolifiques…

Mes gauras 2019 sont les descendantes de ces tout premiers plants qui ont fait de nombreux petits . Ma terre est une vraie pouponnière pour ces semis spontanés que je retrouve partout : dans les plate bandes, dans la pelouses, dans les graviers, entre les pavés.

La difficulté est de maîtriser un peu les belles rebelles, elles ne se plantent pas toujours là où on voudrait . Parmi les semis spontanés je ne garde que quelques touffes ( les mieux placées pour éviter les transplantations ) afin de laisser aux autres plantes une chance de vivre leur vie aussi …Quelquefois, du fait de leur taille ( les tiges peuvent atteindre un mètre ) elles ont tendance à retomber sur les voisines. J’ai maintenant trouvé la parade avec des tuteurs semi- circulaires qui ont l’avantage de relever la touffe. C’est plus joli et ça facilite les tontes près des bordures.

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En début d’été, elles se font discrètes avec les sauges violettes , les achillées blanches , les pavots de californie et les nepetas

Au retour des vacances quand tout a grillé ou presque , il reste quoi ? Les gauras !

Dans le fouillis de la fin d’été, elles sont toujours là !

Mon bilan : il y avait une vie, l’été, avant les gauras ?

Cette plante est devenue incontournable dans mon jardin qui est clairement est une terre à gauras . Je m’en rends compte quand j’en donne, elles ne réussissent pas partout… Alors oui, je plébiscite cette superbe plante qui a 5 qualités essentielles à mes yeux : belle , jamais malade , adaptée à la sécheresse, elle attire les abeilles et les papillons et fleurit tout l’été ! Que demander de plus ?

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