Le big romarin

Le big romarin

Quelle place pour le romarin dans mon jardin?

Un jour, cédant à l’appel du bouquet garni, j’ai planté un petit plant de romarin dans mon carré d’aromatiques. Jusque là tout va bien. Sauf que, très rapidement, prenant ses aises, il s’est mis à empiéter sur l’espace vital des autres plantes . J’ai donc mis fin à ses velléités expansionnistes en le déplaçant près de la clôture du jardin, lui laissant, là,  la possibilité d’exprimer sa vigoureuse nature d’arbuste.

Romarin jeune et fougueux.
Romarin vieux et fougueux ( après déplacement )

Pas fâché d’avoir été mis au coin, faisant fi des racines de la haie voisine, il a continué a se développer. C’est maintenant un vieux romarin qui a bien 12 ans d’âge mais qui n’a en rien perdu de sa vigueur au fil des années. Il est devenu assez volumineux et je suis obligée de le tailler souvent pour le contenir. En général , je le raccourcis une fois l’an, voire deux comme l’année dernière où je l’ai taillé au printemps et à l’automne.

Et je récupère les déchets de taille pour faire un bouquet des plus durables puisqu’il reste dehors tout l’hiver dans son arrosoir en zinc.

Il prend même, au cœur de l’hiver, des allures d’arbre de Noël avec ses branches givrées .

Pièce maîtresse du massif de bordure, le romarin est un peu esseulé en hiver, mais il retrouve de la compagnie au printemps où il se marie avec les autres végétaux …

Romarin seul dans l'hiver ...
Romarin au début du printemps avec le groseillier à fleurs
Romarin qui retrouve la compagnie des vivaces fin mai
En mai...
Début juin, avec les sauges, népétas et géraniums vivaces.
En juillet, avec la lavatère arbustive .
En juillet, avec la sauge amistad et la lavatère arbustive .

Je serais bien en peine de dire quelle est la période de floraison d’un romarin car Monsieur Rosmarinus fait des fleurs quand il veut. Il fleurit tantôt au printemps, tantôt en automne et tantôt un peu tout le temps. Ce qui lui confère un grand succès auprès des abeilles qui n’aiment rien tant que butiner ses fleurs d’une jolie couleur azurée.

Traité comme un arbuste décoratif, il n’a pas perdu sa fonction utilitaire. Et, comme dit la comptine, « J’ai descendu dans mon jardin… pour y cueillir du romarin »…

  • pour faire des tisanes. Le romarin a de belles vertus qui sont aussi nombreuses que les fonctions d’un couteau suisse . Une tisane de romarin, avec des feuilles fraîches ou séchées, est, à coup sûr, efficace pour ce que vous avez. Personnellement, j’aime beaucoup son goût et j’utilise le romarin soit seul, soit associé à d’autres plantes : mix méditerranéen (avec thym ou avec thym et lavande) ou mélange détox ( aubier de tilleul, romarin, reine des prés et prêle).

  • Pour aromatiser les plats. Outre le traditionnel bouquet garni, on peut l’utiliser tout seul pour aromatiser du riz ou une viande. Je vous recommande mon chouchou, le filet mignon au romarin et au miel.

Bref, au vu de toutes ces qualités : décoratif, aromatique, culinaire, mellifère… le romarin vous l’avez compris est un incontournable au jardin. Alors,  on lui réserve a une place de choix … assez grande s’il est comme le mien:).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.