Du bambou et du fusain dans les bouquets de mars .

Du bambou et du fusain dans les bouquets de mars .

Comment utiliser le feuillage de bambou et de fusain pour nos bouquets du premier printemps ?

Le printemps météorologique est là et mes premiers bouquets sont sous le signe du bambou et du fusain. On connaît l’importance du feuillage dans un bouquet et à cette saison les tiges des arbustes persistants sont de parfaits alliés pour les premières fleurs qui explosent au jardin.

Le choix du bambou (phyllostachys bissetii) tient au hasard d’une canne cassée qui dépassait coté rue. J’ai donc délesté la grande blessée de guerre de son feuillage pour en faire un tuteur et récupéré les feuilles encore très vertes que j’ai réparties dans des vases de taille et de matière différentes. Puis je suis partie en quête de quelques fleurs pour agrémenter toute cette verdure .

Pour le grand vase en terre , j’ai choisi les plus hautes fleurs de mon jardin soit 3 gros narcisses (« Narcis Dutch Master ») qui éclairent de leur jaune puissant ce bouquet gerbe .

Le vase en verre, plus raffiné, méritait une composition plus élaborée. Ici, le rose et les nuances de violet se marient bien avec le vert du contenant. La présence forte et ronde de la pensée complète la légèreté pointillée des épis de bruyère ( Erica darleyensis « Darley Dale »), et le feuillage lancéolé du bambou est allégé par les petites épines d’ érica et les cheveux d’ange ( stipa) .

Enfin, dans les mini-vases, les feuilles de bambou semblent géantes et offrent leurs flammes vertes pour dynamiser les primevères.

Le choix du fusain (Euonymus japonicus) est plus raisonné. J’ai quelques fusains au jardin , en pleine terre ou en pot. Certes, me direz-vous, ce n’est pas l’arbuste le plus fun de la terre : il a un coté un peu artificiel avec ses feuilles vernissées ( la rançon de la persistance) , il a un coté un peu galvaudé (on le voit dans toutes les compositions de cimetière (la rançon de sa croissance lente et de sa persistance) mais le fait est qu’il est très utile. Oui, c’est lui, qui, à la morte saison apporte un peu de vert aux massifs désertés ou au combo pensées /cyclamens de nos compositions hivernales . C’est encore lui qui, lorsqu’il est panaché, permet d’éclairer les coins d’ombre au jardin. Alors, je lui suis encore plus reconnaissante lorsqu’il m’offre des branches pour mes bouquets.

J’ai utilisé deux types de fusain : le panaché blanc et le vert.

Le fusain panaché, déjà très décoratif, se contente de la compagnie de fleurs simples. C’est pourquoi je l’ai associé ici avec du muscari (Muscari armeniacum) .

vase Anne Céramique 🥀 (@couleursceramique)

 

 

 

 

Pour contraster avec le fusain vert, plus simple, j’ai choisi les étoiles tourmentées et triomphantes des jacinthes roses.

 

 

 

Pour mon dernier bouquet, j’ai réalisé une petite composition sur pique fleur avec les plus courtes tiges de fusain vert et les pointes rouges de deux branches de photinia ( « Red Robin ») autour d’une tulipe botanique jaune pâle.

Et on n’oublie pas de faire le titounet avec les restes…

Le fusain se déguste également à l’assiette, dans un pique fleur ancien.On l’assaisonne au choix avec ce qu’on a sous la main : grappes jaune vif de mahonia et fleurs de laurier-tin ou fleurs blanches de choisya ternata et tulipe rouge.

Le feuillage du bambou et du fusain offre donc de belles déclinaisons pour nos premiers bouquets printaniers. A noter que le bambou tient moins longtemps en vase . Au bout de quelques jours ses feuilles sèchent et se racornissent. Je les jette généralement en même temps que les fleurs. Le fusain en revanche tient très longtemps et on peut changer les fleurs plusieurs fois avant qu’il ne donne des signes de fatigue. Il se peut même qu’il racine au fond du vase !

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