O comme Oxalis pourpre.

O comme Oxalis pourpre.

Connaissez-vous l’oxalis pourpre, la plante dont on ne peut pas se passer ?

Première rencontre :

Ma première oxalis est une bouture que me donne ma mère. Elle vient de découvrir chez une amie cette jolie plante au feuillage pourpre très graphique qui ressemble au trèfle ( on l’appelle quelquefois « faux trèfle »). Elle me conseille de la traiter en « reine » car selon les dires de son amie, l’oxalis triangularis n’aime pas la concurrence.

Alors, je suis son conseil en  lui donnant une place de choix, au centre d’une table,  et admire ses feuilles en forme de papillons qui se ferment le soir et ses fines fleurs roses qui contrastent avec ce « trèfle pourpre ».

Ça, c’était il y a fort longtemps. Aujourd’hui , j’ai de nombreux exemplaires d’oxalis qui sont, tous, les descendants de cette première bouture.

Mon expérience :

D’abord, en premier lieu, assurer la survie de mon petit trésor. Je laisse s’étoffer mon spécimen, puis, en creusant dans mon pot , je découvre des rhizomes orangés, constitués d’écailles, qui ressemblent un peu à des scoubidous. Je les fractionne pour obtenir de nouvelles plantes et ça marche ! L’oxalis est prolifique.

Ensuite, trouver « the best place » pour mon « trèfle pourpre » . A l’intérieur ou à l’extérieur  ? Les deux mon général!

Longtemps, j’ai traité l‘oxalis  comme une plante d’intérieur, mais aujourd’hui, j’en profite aussi au jardin où elle donne le meilleur d’elle même .Dans la maison, pas de saisonnalité bien réglée pour l’oxalis qui fleurit ou hiberne un peu comme elle veut . Dans ses périodes fastes , pimpante avec son feuillage nourri et ses petites fleurs, elle trône, royale, dans une coupe sur la table ou bien elle joue la sociabilité décalée en apportant sa touche de couleur au milieu des plantes vertes . Oui, au fil du temps, je me suis aperçu que l’histoire de la reine c’était «  contes et légendes », l’oxalis aime bien se mélanger au peuple de ses congénères. Quand lassée d’avoir fleuri, elle décide de se reposer, on respecte sa retraite méditative et on laisse le pot dans un coin en attendant qu’elle revienne en ce monde.

Papillon d'oxalis sur misère panachée...
Jungle d'intérieur : oxalis, phalangère, misère

Un jour, au fil d’une balade estivale en Alsace, j’avais observé des jardinières sur la façade d’une maison où on avait mélangé pélargoniums et oxalis… J’ai trouvé ce mélange tellement beau que le printemps suivant mes pélargoniums ont eu droit à de nouveaux colocs dans leur pot.

A partir de là, mes oxalis ont commencé à vivre aussi au jardin . Ce, d’autant plus que je me suis rendu compte que celles qui passaient l’hiver au froid était beaucoup plus belles et robustes.

Elles se marient avec tous les feuillages dans les massifs ou en pots. Elles s’invitent même dans le basilic

Le feuillage disparaît aux premières gelées et ressort au printemps . Évidemment, il ne faut pas que  les scoubidous gèlent dans le sol, mais ici, en Bourgogne, les hivers sont devenus peu rigoureux et mes oxalis ressortent chaque année.

Mon bilan :

L’oxalis est vraiment un « must have » à la maison et au jardin . J’ adore tout : sa couleur, sa forme, ses fleurs . Facile à cultiver , facile à multiplier , facile à associer c’est la plante dont je ne pourrais plus me passer . C’est aussi la plante de la sociabilité et du partage , je ne compte plus le nombre d’invités qui sont repartis avec un exemplaire de trèfle pourpre après avoir fait un tour dans mon jardin .

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